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Arts visuels

Danielle

Stéphane

Voici Danielle, une autre artiste plurielle

Réalisé à l’encre de Chine, ce dessin fera partie de la prochaine exposition de l’artiste à la galerie Alain Dettinger à Lyon, en avril prochain, qui aura pour thème « Cabinet de joyeusités » et dont les portraits représenteront les grands-parents de Danielle. 

Intitulé « Broderie au jardin », ce dessin est un portrait de sa grand-mère paternelle, qui réside à Villeurbanne dans une grande maison bordée par un très grand jardin. Elle y brode, y tricote et elle aime les poules.

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Écriture

Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible. Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible. Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible...

Debout devant la fenêtre du salon je regarde le ciel pâlir en répétant cette phrase comme un mantra.

Les mots doivent me pénétrer, doivent me pénétrer. Je dois comprendre.C’est incompréhensible mais je dois comprendre, je dois comprendre.

Je regarde le jour qui se lève en ressassant cette information assénée hier soir à la télévision et à la radio. Nous sommes en guerre devant un ennemi invisible, ont dit les journalistes, tous les journalistes de toutes les chaînes, toutes les éditions, toutes les émissions.

Devant moi, la rivière et les quais se dessinent plus nettement au fur et à mesure que la lumière augmente. Tout semble normal. Une camionnette, une voiture, un vélo passent ici et là et leurs feux minuscules vibrent dans l’atmosphère encore laiteuse. Il est presque six heures. La lumière du soleil, derrière moi, derrière les immeubles, va bientôt dorer la colline face à moi et les vitres des bâtiments feront comme des miroirs d’un rose mordoré. Les arbres ont commencé à verdir, je ne l’avais pas encore remarqué. C’est beau. Ma conscience de cette beauté a ôté le voile de l’habitude, ce matin. Rien n’est plus pareil. Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible, ont-ils dit. Il va falloir s’y accoutumer mais à partir de maintenant tout est nouveau. Et comment y croire ? Rien ne change en apparence. Seul le silence. Troué par les moteurs des rares véhicules autorisés qui circulent.